Sylvain Prunenec

Association du 48

Sylvain Prunenec a suivi une formation de danse classique au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, puis de danse contemporaine auprès de Ruth Barnes. Il a été interprète chez de nombreux chorégraphes : Odile Duboc, Dominique Bagouet, Trisha Brown, Hervé Robbe, Boris Charmatz… Il travaille également avec Deborah Hay, Olga De Soto, Didier Galas, Christian Rizzo, Olivia Grandville, Dominique Brun.

En 1995, il crée sa compagnie L’association du 48 et commence son propre travail de chorégraphe, souvent en collaboration avec des musiciens (tels que Fred Bigot, musicien électronique, Françoise Rivalland, percussionniste, Andy Moor, guitariste).

Il s’intéresse à la physiologie (le corps démembré, la décomposition du mouvement) et propose aussi performances ou improvisations en extérieur ou pour des centres d’art.

En 2008, il créé le duo Ouvrez ! et entame ainsi une nouvelle étape de son travail : rendre lisible dans le corps les chemins pas toujours très ordonnés des intentions et des sentiments. En février 2013, il crée sa première pièce jeune public, Précis de camouflage, sur le territoire de Marne et Gondoire (77) où il a été en résidence pendant 3 ans.

Les créations Vos jours et vos heures (2015) et Zugunruhe, état d’agitation vant la migration (2017) ont été soutenues par le Paris Réseau Danse. Sylvain Prunenec est en résidence longue de 2015 à juin 2017.

Dans le cadre de l’Art pour Grandir, mis en œuvre par la Ville de Paris, Sylvain Prunenec est en résidence au collège Germaine Tillion (12e arrondissement) durant la saison 2016 – 2017.

Site web
www.sylvainprunenec.fr

Vos jours et vos heures

Spectacle
Création 2015
  • DISTRIBUTION

    Chorégraphie Sylvain Prunenec
    Assistanat interprétation Dominique Brun, Hélène Iratchet, Vincent Weber, Jérôme Andrieux, Sylvain Prunenec, Angèle Prunenec
    Conception sonore Sébastien Roux assisté de Jérôme Tuncer
    Scénographie et costume Clédat & Petitpierre
    Lumières Erik Houllier
    Texte Les vagues Virginia Woolf (extraits) traduction Cécile Wajsbrot. Editions Christian Bourgois.
    Avec la participation de Phil Minton, voix off
    Durée 1h

  • PRODUCTION

    Production Association du 48
    Coproduction Parc Culturel de Rentilly, La Courée à Collégien ; Espace Charles Vanel à Lagny-sur-Marne, Centre Culturel le Moustier à Thorigny-sur-Marne, Les Rencontres Chorégraphiques
    Internationales de Seine Saint Denis, Paris Réseau Danse (CDC Atelier  de Paris, L’étoile du nord scène conventionnée danse, micadanses-ADDP, studio Le Regard du Cygne – AMDXXe), La Briqueterie /CDC Val-de-Marne.
    Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France.
    Sylvain Prunenec est en résidence depuis 2012 sur le territoire de Marne et Gondoire (77) (Parc Culturel de Rentilly, La Courée à Collégien, Espace Charles Vanel à Lagny-sur-Marne et le Centre Culturel le Moustier à Thorigny-sur-Marne°, avec le soutien du Conseil Général de Seine-et-Marne  et depuis 2015 à Paris Réseau Danse (CDC Atelier de Paris, L’étoile du nord scène conventionnée danse, micadanses-ADDP, studio Le Regard du Cygne – AMDXXe).
    L’Association du 48 est soutenue par la DRAC Île-de-France/ministère de la culture et de la
    communication au titre de l’aide aux compagnies et de l’aide à la résidence chorégraphique, par la Région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

     

Sylvain Prunenec a déjà eu l’occasion par le passé de faire œuvre commune avec des écrivains ou des poètes. Sa démarche a toujours été la même : croiser une écriture chorégraphique avec une écriture littéraire, sans oublier d’associer la dimension musicale dans le processus de création. Pour Vos jours et vos heures, il puise dans l’œuvre d’une grande romancière du XXe siècle : Virginia Woolf. C’est son long poème, Les vagues, qu’il a choisi d’explorer. Cette élégie (ou « playpoem » en anglais) entremêle les voix de six personnages, en six soliloques qui se succèdent ou se répondent. Les émotions de l’enfance, la crainte et la fascination de la mort, les incertitudes sur la place de chacun dans la société des hommes, toutes les contradictions de la nature humaine impriment au récit un rythme troublant : nos consciences, face à ces questions, sont comme des vagues qui se brisent indéfiniment sur le rivage. Au plateau, plusieurs générations d’interprètes sont réunies. Certains motifs du roman circulent entre les corps, leurs états et leurs âges, comme ces souvenirs qui s’altèrent et se recomposent avec le temps, comme ces désirs qui s’émoussent ou se réactivent selon les jours et les heures.

Zugunruhe, état d’agitation avant la migration

Spectacle
Création 2017
  • DISTRIBUTION

    Chorégraphie Sylvain Prunenec
    Interprétation Sylvain Prunenec et 2 interprètes (distribution en cours )
    Assistant chorégraphie Olivia Grandville (en discussion)
    Musique Stephen O’Malley (à confirmer – demande d’autorisation en cours)
    Costumes Corinne Petitpierre
    Lumière Sylvie Garot
    Régie générale Christophe Poux

    Durée 70 min

  • PRODUCTION
    Production Association du 48.
    Coproduction (en cours) Paris Réseau Danse (CDC Atelier de Paris.Carolyn Carlson, L’étoile du nord – scène conventionnée danse, micadanses – ADDP, studio
    Le Regard du Cygne – AMDXXe)
    Avec le soutien de la Fondation Royaumont

    Sylvain Prunenec est en résidence longue partagée depuis 2015  à Paris Réseau Danse.

    L’Association du 48 est soutenue par la DRAC Île-de-France / Ministère de la culture et de la communication au titre de l’aide aux compagnies et de l’aide à la résidence chorégraphique, par la Région Île-de-France au titre de la permanence artistique et culturelle.

Le terme Zugunruhe décrit l’état d’agitation qui précède la migration chez les oiseaux migrateurs. Il s’agit littéralement d’une métaphore qui habite des questions de déplacement, d’entre deux, de territoire nouveau, d’identité et de multiplicité mais aussi des questions liées au corps, d’agitation, d’intranquilité, et plus loin encore d’élan, d’allant, d’énergie vitale. Elle est à la fois source de la recherche et ce qui la nomme. En filigrane, les oiseaux et Fernando Pessoa sont des figures qui nourrissent l’imaginaire de ce travail. Si le vocable migration peut-être entendu ici dans tous les sens, Sylvain Prunenec, accompagné cette fois de Tatiana Julien, souhaite à nouveau questionner les motifs multiples de l’identité et les rôles que joue tout un chacun. Il s’agira d’un solo à deux danseurs-chorégraphes où chaque danseur peut devenir le lieu de l’autre, dans lequel l’un peut-être l’hétéronyme de l’autre, son double possible, et inversement. Pessoa écrit « Je ne change pas, je voyage » en parlant de ses multiples identités ou hétéronymes. Si l’identité objective fait l’objet d’une appropriation subjective, le sentiment d’identité, lui, reste susceptible d’évoluer et de migrer. Certaines étapes de la vie induisent des évolutions identitaires, plus ou moins fortes, plus ou moins intranquilles. L’agitation serait alors ce trouble profond qui se manifeste extérieurement, et l’écriture chorégraphique son expression possible. « Dans un mouvement continu et irrégulier, deux corps baladent leur regard inquiet sur le pic d’un paysage inconnu, sauvage. Agitation avant la migration. Intranquillité. Élan. » - Sylvain Prunenec

> création le 20 et 21  janvier 2017

en partenariat avec le festival Faits d’hiver

CDC Atelier de Paris – Carolyn Carlson

> septembre 2017 à la fondation de Royaumont (Asnières-sur-Oise)

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Dossier du spectacle
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